Avantages d’un Réseau Express Régional

pour la Ville de Luxembourg

 

Il est vrai que le but principal du RER est la liaison directe et rapide de la capitale et de son agglomération avec les différentes parties du pays et la grande région. Il n’en est pas moins important de souligner quelques aspects particuliers concernant le territoire de la Ville de Luxembourg.

Actuellement, des colonnes de bus chargent les élèves de l’enseignement post-primaire à la gare centrale pour les amener à travers la ville jusqu’aux lycées du Limpertsberg. Or, un train qui passerait sans encombrement sous la ville pourrait les déposer directement au Rond-Point Schumann ou à la hauteur du Lycée de Garçons, des lycées techniques et du Centre universitaire. Un train qui s’arrêterait à la hauteur du Geesseknäppchen leur permettrait de regagner les lycées sur un pont qui enjamberait la pénétrante de l’autoroute d’Esch. L’Ecole européenne profiterait d’un accès direct par train sous le Kirchberg. De même, l’Université du Luxembourg établie sur deux sinon trois sites a besoin d’une liaison rapide.

Ainsi, des trains qui desserviraient ces centres scolaires permettraient de réduire le trafic chaotique actuel des bus et des voitures privées.

 

Pour les commerçants de la Ville et leurs clients, un RER représente des avantages non négligeables. Accessible directement par train, le Centre Ville serait plus attractif. Les clients auraient à nouveau envie de venir en Ville au lieu de se rendre dans les supermarchés des environs. Un arrêt de train dans le centre inciterait touristes et passants à s’y attarder et redonnerait vie à la capitale.

Rappelons à ce sujet les paroles du professeur Brändli tenues lors d’une conférence en octobre 2003 : « Eine Lösung des luxemburgischen Verkehrsproblems ohne direkte Einbindung des Stadtzentrums gibt es nicht. (Le problème de la circulation au Luxembourg ne trouvera pas de solution sans l’intégration directe du Centre-Ville.)»

Pour le Kirchberg une liaison par Réseau Express Régional serait idéale.

En 2020, le Kirchberg accueillera, selon les estimations, environ 37 000 travailleurs, fonctionnaires européens, employés de banques, … Une bonne partie des salariés sont des frontaliers. Trouvant une liaison directe par train, depuis Thionville, Arlon ou Trêves, vers leur lieu de travail, ils seront nombreux à laisser la voiture au garage et à prendre le train.

Le quartier du Kirchberg continue à se développer sur un autre plan : Les services de santé et de gériatrie, les lieux de culture et de loisirs, les sports et le commerce attirent de nombreux visiteurs, sans compter les résidents dans les îlots prévus pour l’habitation. Une liaison directe par train l’intégrerait dans le pays sans surcharger le réseau routier.

Signalons que les habitants des quartiers Kirchberg, Kiem et Weimershof, qui ont participé aux groupes de travail concernant le plan de développement de leur quartier, se sont exprimés pour un train souterrain au lieu d’un tramway au boulevard Kennedy.

Ces mêmes réflexions comptent pour la zone d’activités Cloche d’Or également. Plus de 30 000 personnes y travailleront dans une vingtaine d’années.